La Nature

Qu’est-ce qu’une éclipse de lune, totale ou partielle ? Explications

Nombre d’entre nous ont certainement déjà entendu parler d’éclipse solaire, voire, ont eu l’occasion d’en observer. L’éclipse de lune fait un peu moins parler de lui, bien qu’il s’agisse d’un phénomène se produisant de manière assez courante. Le point.

Une question d’alignement

L’éclipse renvoie à un phénomène astronomique où une planète jette son ombre sur une autre planète ou un astre. Pour parler d’éclipse de lune, il faut considérer 3 éléments – le Soleil, la Terre et la lune elle-même – et raisonner par rapport à leur alignement. L’éclipse de lune totale correspond à un scénario où les 3 éléments se retrouvent exactement sur le même axe, la lune étant dans la direction opposée au Soleil. Ce dernier paramètre explique que ce genre d’éclipse ne peut se produire que lorsque la lune est pleine. Dans les éclipses partielles, la Terre ne porte qu’en partie son ombre sur la lune. Ceci étant, les 2 phénomènes ne représentent aucun danger même lors d’une observation à l’œil nu.

Dans quelles conditions peut-on observer le phénomène ?

Quand cela se produit, une éclipse de lune est observable depuis plusieurs endroits, certains points étant plus propices que d’autres pour apprécier le phénomène dans ses moindres détails. Par exemple, celle qui s’est produite au mois d’août 2017 était visible pour une grande partie de l’Océanie, de l’Asie et de l’Afrique. En 2018, l’éclipse de lune totale du mois de juillet – considérée comme la plus longue du siècle – pouvait être appréciée dans certaines régions de France. Les habitants de la Bretagne ont été particulièrement privilégiés durant la phase finale. Et si la dernière de la décennie, en date du 21 janvier 2019, a comblé de nombreux pays du monde, l’Hexagone n’aura eu droit qu’à une visibilité partielle. Tout est question d’heure de début et de fin du phénomène ainsi que du fuseau horaire auquel appartient chacune des régions considérées.

Quelques faits intéressants à savoir en plus

Au-delà du côté spectaculaire que constituent toujours les éclipses en général et lunaires, en particulier, il existe quelques faits rattachés qui méritent d’être évoqués. Il en est ainsi de la teinte rougeâtre que la lune prend parfois lors de ces phénomènes. Celle-ci est parfaitement normale et s’explique par une simple question de reflet. C’est, en fait, la Terre qui renvoie à la Lune sa propre teinte provenant de la lumière du Soleil. Par ailleurs, les éclipses de lune constituent de bonnes occasions d’observer plus clairement les autres planètes du système. Saturne, Jupiter, Vénus ou Mars se font effectivement plus remarquables, selon le point de vue de l’observateur.

Enfin, sachez que chaque éclipse se subdivise en différentes phases. Le maximum de l’éclipse correspond au moment où la projection d’ombre de la Terre est à son point culminant. Il est précédé de l’entrée dans la pénombre, puis dans l’ombre et le début de la totalité – s’il s’agit d’une éclipse totale. Par la suite, le phénomène « décline » progressivement dans l’autre sens, par la fin de la totalité, l’entrée dans l’ombre puis dans la pénombre.